Mardi 5 février 2008
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22:00
Nous voici depuis samedi à Carthagène, tout au nord de la Colombie, sur la mer des Caraïbes. Santi s’est endormi dans l’avion juste avant le décollage,
il n’a pas vraiment réalisé qu’il volait ! Le temps ici est magnifique, il fait trente degrés en moyenne et le vent se lève dans l’après-midi pour rendre tout cela bien agréable. Nous avons
été très déçus par l’hôtel dans un premier temps mais le cadre nous fait oublier les petits désagréments matériels.
Le matin, c’est plage piscine et l’après-midi, balades dans la vieille ville. En deux
après-midi, nous avons déjà fait à peu près le tour, ce n’est pas immense.
La ville est fortifiée, il y a de beaux remparts. C’est parce
que les Espagnols faisaient acheminer tout le butin de leurs pillages d’or et émeraudes dans ce port pour les réexpédier en Espagne. Il fallait donc se protéger des assauts des pirates comme
Francis Drake.
Nous sommes situés dans la ville nouvelle sur la baie de Bocagrande , ce ne sont que d’immenses tours d’hôtels pour le tourisme de masse, le paysage
est vraiment dénaturé, il y a des palmiers mais écrasés par les constructions modernes.
Il faut 45 minutes à pied pour gagner le centre, à l’intérieur des murailles, et là, le patrimoine est bien conservé, les maisons multicolores à
balcons fleuris,
les calèches tirées par des chevaux, les remparts avec
des canons, la tour de l’horloge
, la cathédrale majestueuse, les arcades,
le portail des douceurs, le musée de l’or,
le palais de l’Inquisition, des musées…
Dans ces conditions, Romain est encore moins motivé pour travailler, en revanche il est comme un poisson dans l’eau, dans les vagues et dans la
piscine, comme à son habitude. Il prend quelques couleurs. Santi lui, ne veut pas toucher l’eau sans être cramponné à maman, il est très apeuré par les vagues et préfère nettement jouer dans le
sable avec ses petits joujoux.
Il hurle quand il faut rincer le
sable qu’il a dans la bouche et dans les yeux, il n’y a pas d’eau chaude à l’hôtel… Aux chiens qui le fascinent et l’excitent, nous pouvons ajouter les chevaux des calèches et les choucas qui
viennent boulotter les restes sur les tables de l’hôtel (hum…). Il pousse des cris rauques et sauvages dès qu’il en voit un !
C’est un petit séducteur, tout le monde le connaît ici, il fait le timide au début, puis ce sont des grands sourires, des coucous et des bisous, la
gente féminine, quel que soit l’âge, fond de toutes parts !
Les deux se régalent des buffets de l’hôtel, nous ne sommes pas sûrs de faire assez d’exercice pour éliminer tout cela !
Nous sommes bien conscients de la chance que nous avons de vivre ces moments dans ce cadre de rêve et nous pensons très fort à vous tous qui nous
suivez, ceux qui travaillent, affrontent la grisaille de l’hiver et des épreuves parfois lourdes. Nous aimerions être plus proches, nous vous embrassons très fort et sommes impatients de vous
retrouver.
Par Les Yétis
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